Anders Behring Breivik, l’auteur du massacre du 22 juillet en Norvège, comparaissait pour la première fois en public lundi devant le tribunal d’Oslo.

Anders Behring Breivik, l’auteur des attaques sanglantes du 22 juillet dernier qui ont fait 77 victimes en Norvège, comparaissait lundi devant le tribunal d’Oslo. Il s’agissait de sa première apparition publique depuis le début de sa détention. Au cours de cette audience, la justice a décidé de prolonger sa détention de douze semaines. Un contrôle sur ses visites et sa correspondance sera effectué pendant huit semaines et tout accès aux médias lui sera également interdit pendant les quatre premières semaines. Il s’agit toutefois d’un allègement par rapport aux restrictions complètes dont il était l’objet dans ces domaines. Placé en isolement total jusqu’au mois d’octobre, Breivik avait même qualifié son emprisonnement de «méthode de torture irrationnelle».

Jusqu’à lundi, les auditions de Breivik avaient toujours eu lieu à huis clos, les autorités craignant qu’il tente de s’adresser à d’éventuels complices. Elles ont finalement écarté cette hypothèse et pensent désormais que ce dernier a bien agi seul depuis le début. Vendredi dernier, la Cour suprême l’a autorisé à comparaître en personne – ce qu’il souhaitait – alors que la police avait demandé à ce que l’audience se déroule par visio-conférence. Le juge a même permis aux journalistes de rapporter les faits du jour, chose interdite dans un premier temps.

Breivik conteste la légitimité du tribunal
S’il a avoué être l’auteur de l’attentat à la bombe contre le siège du gouvernement à Oslo et de la fusillade sur l’île d’Utoeya, Breivik refuse par contre toujours de plaider pénalement coupable. «Je suis un commandant militaire dans le mouvement de résistance», a déclaré celui qui se considère comme un croisé en guerre contre «l’invasion musulmane et le multiculturalisme» avant de contester la légitimité du tribunal devant lequel il comparaissait. S’adressant au juge, il a affirmé que celui-ci était mandaté «par ceux qui soutiennent le multiculturalisme, (…) une idéologie de haine qui veut la destruction de la société norvégienne».

L’extrémiste de 32 ans a également tenté de s’adresser aux familles des victimes. Une intervention refusée par le juge dont l’avocat de Breivik, Me Lippestad, a affirmé ignorer le contenu. Alors qu’il va retourner en cellule, Anders Behring Breivik se trouve désormais dans l’attente des résultats de l’expertise psychiatrique dont il est l’objet et dont les résultats seront donnés d’ici au 30 novembre prochain. S’il est reconnu pénalement responsable de ses actes, son procès devrait démarrer dès le 16 avril 2012.
source: http://www.Lefigaro.fr

Advertisements