Vertaling en samenvatting van hieronderstaand vertoog door Rousset over de discrepantie van de Duitse en Franse economie (door AV). L´article originel par Marc Rousset se trouve à la fin de cette traduction et synopsis en néerlandais.

In de eurozone voltrekt zich een onhoudbaar scheve balans tussen de Franse en Duitse economieen.
Frankrijk ligt in concurrentiepotentieel zo´n 13 % achter op Duitsland en deze ongelijkheid binnen de eurozone legt het al helemaal af tegen de verwoestende concurrentieslag van de opkomende economieen en dat speelt zich dan ook nog eens af temidden van de wereldwijde vrijhandel.

Duitsland had in 2011 weer een exportrecord van boven de honderd miljard euro, terwijl Frankrijk daarvan maar 40% haalde, des te meer teleurstellend, omdat het nog 58% haalde toen de euro werd geintroduceerd.

In 2007 besteedde Duitsland 9,9% van zijn toegevoegde waarde aan R&D (onderzoek en productontwikkeling) tegen Frankrijk maar 6,6%. In Frankrijk werd daarvan de helft besteed aan fundamenteel onderzoek door de overheid; terwijl in Duitsland 2/3 werd uitgegeven door bedrijven, hetgeen leidde tot 396 patenten tegen voor Frankrijk maar 144 brevets per 10 miljoen inwoners.

In 2011:
Werkloosheidspercentages en jeugdwerkloosheid voor Duitsland 6,8 % resp. 9,7% voor Frankrijk 9,5% resp. 22,5 %
Begrotingstekort als % van BNP: Duitsland 1,5,, Frankrijk 5,7
Handelsoverschot Duitsland 150 miljard euro, Frankrijk handelstekort 75 miljard euro.
Wereldmarktaandeel: Duitsland 9%,, Frankrijk 3,8 %
Industrie aandeel in BNP in %: Duitsland 35%, Frankrijk 14?9 %dus lager dan Engeland, dat toch ook nog een financiele sector heeft van 14%

Duitsland heeft 10.000 middelkleine bedrijven met 250 tot 5000 werknemers, die het hele land bewieroken met werkgelegenheid en belastingafdracht, Frankrijk heeft maar 5000 van zulke ondernemingen.

Duitsland heeft maar 37 multinationals en Frankrijk 39, die allemaal hun bedrijvigheid, dus werkgelegenheid en belasttingafdracht naar het buitenland hebben gedelocaliseerd, denk maar aan de Franse autoindustrie.

Duitsland moest de afgelopen jaar ook nog eens 65 tot 100 miljard euro pompen in de voormalige DDR, dus een bedrag gelijk aan de hele Franse Staatsschuld.

Maar Duitsland (naar Nederlands voorbeeld) heeft onder Schroeder wel zijn arbeidsmqrkt versoepeld, gezondheidszorg en pensioenen opgeschoond, terwijl Frankrijk met naar Duitse maatstaven drie miljoen teveel ambtenaren en starre vakbonden en overheidsbedrijven, zoals de spoorwegen, zit met failliete ziekteverzekeringskassen, onbetaalbare pensioenen en cf:

overheidsuitgaven als percentage van het BNP 2007 : Duitsland 43% (in 1996 54%)
, Frankrijk all die tijd tot nu toe 54%

Frankrijk heeft de hoogste belastingen in de eurozone op toegevoegde waarde door bedrijven,
nl 14,5% tegen Duitsland 7,8%; bijgevolg krijgt de Franse werknemer minder nettoloon uitbetaald dan zijn Duitse collega, maar het verschil gaat dus naar de overheid.

Duitsland gaat in tegenstelling tot Frankrijk uit de atoomenergie en subsidieert zijn vuile kolenmijnen, en windmolenparken en maakt ook vuile handen aan de NOORDSTROOM, de gastoevoer uit Rusland. Dazt kost nogal wat vgl met de Franse atomaireelectriciteitsvoorziening. Bovendien geeft Duitsland ondanks zijn BNP van 1,5 maal dat van Frankrijk maar 1% tegen Frankrijk 1,5% van het BNP uit.

Gelukkig voor Frankrijk heeft Duitsland de euro nodig, want zijn buitenlandse handel voltrekt zich voor 60% in de eurozone. De Duitse export zou bij een euro=dollar wisselkoers vqn 1 euro= 1,( dollar worden weggevaagd. Het is duidelijk, dat bij een Durchfall van de euro Duitsland met Rusland en niet verder met de USA economisch zouden versmelten.;

Le handicap structurel France /Allemagne face à l’euro et l’Europe Puissance

Selon Marc Rousset, écrivain, économiste, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-berlin-Moscou »

Si la France veut sauver l’euro et les chances de l’Europe Puissance , encore faut-il qu’elle effectue un sursaut d’une façon urgente pour surmonter ses handicaps économiques structurels et un différentiel de compétitivité par rapport à l’Allemagne d’environ 13%. La divergence actuelle franco-allemande n’est pas tenable ! Si l’on ajoute à ce facteur intra-communautaire, les effets catastrophiques de la concurrence des pays émergents et du libre échangisme mondialiste, il ne faudra pas s’étonner si le chômage continue d’augmenter en France d’une façon considérable en 2012 !

Etat des lieux de l’ handicap structurel de la France par rapport à l’Allemagne

Outre-Rhin, on vient de célébrer un nouveau record des exportations qui ont passé le cap des 1000 milliards d’euros en 2011. Les ventes françaises à l’export sont de 400 milliards d’euros, soit 40% du volume de l’Allemagne, alors qu’en 1999, lors de l’introduction de l’euro, ce même ratio des exportations françaises était de 58% !
En 2007, l’industrie française consacrait 6,6%de sa valeur ajoutée à la R&D contre 9,9% en Allemagne(1) .Contrairement à la France où la recherche publique est presque égale à celle du secteur privé, les deux tiers de la recherche allemande sont réalisés par les entreprises privées. Alors que la France privilégie la recherche fondamentale, c’est la recherche appliquée qui l’emporte outre-Rhin. L’Allemagne dépose 396 brevets pour 10 millions d’habitants contre 144 seulement pour la France.
Le taux de chômage est de 6,8% en Allemagne alors qu’il dépasse 9,5% en France. Celui des jeunes Allemands n’est que de 9,7% alors qu’il dépasse 22,5% en France. Le taux d’emploi des seniors est de 77,5% en Allemagne contre 65% en France.
Le déficit allemand est de 1,5% du PIB contre 5,7% pour la France ! L’excédent de la balance commerciale allemande est de 150 milliards d’euros en 2011 contre un déficit de 75 milliards d’euros pour la France!
Alors que la part de marché de la France dans le monde est tombée à 3,8%, celle de l’Allemagne dépasse 9%, faisant de ce pays le premier exportateur mondial. La part de l’industrie représente plus de 35%du PIB allemand ; elle ne compte plus que 14,9% dans celui de la France, soit un pourcentage encore inférieur , contrairement aux croyances , à celui de la Grande Bretagne malgré son ratio d’activité bancaire et financière très élevé de 14% du PIB.
Les Allemands ont 10 000 entreprises de taille intermédiaire (de 250 à 5000 salariés) alors que la France n’en a que 5000 (2) avec une plus faible ouverture à l’exportation.. Si la France dispose de 39 entreprises mondiales et l’Allemagne de seulement 37 entreprises (3), le «  Mittelstand «  allemand et même les grandes entreprises allemandes irriguent le territoire allemand d’activités et d’emplois alors que les grandes entreprises françaises (automobile) font de manière croissante leur chiffre d’affaires hors du territoire national, y paient peu d’impôts et y créent proportionnellement moins d’emplois.

Le sursaut salutaire de l’Allemagne tout supportant le coût de la réunification égal à la dette française actuelle !

Le fait d’armes de Gerhard Schroeder, c’est l’agenda 2010,un ensemble de mesures impopulaires lancées entre 2003 et 2005 : Réforme du marché du travail, réforme du système de santé, réforme des retraites qui d’ici quelques années passera à 67ans !Tandis que La France reste engluée dans les envolées lyriques , les propos socialistes lénifiants , la rhétorique syndicale archaïque, les paralysies de la SNCF et de la RATP, le blocage de l’administration par les fonctionnaires, l’Allemagne pratique le « Mut der Veränderung » (courage du changement), le consensus moderne , l’efficacité , la compétitivité à l’exportation, les réformes de structure et l’économie sociale de marché de Ludwig Erhard !
Alors que la part des dépenses publiques dans le PIB allemand , suite à la réunification, avait atteint 54% en 1996,elle n’était plus , suite à une diminution spectaculaire, que de 48% en 1998, 44%en 2001, 43,7% en 2007 tandis qu’en France pendant toute cette période le taux français se maintenait à 54%.Alors que les comptes de l’assurance maladie sont dans le vert outre-rhin, ils sont dans le rouge en France et toutes choses égales par ailleurs, la France qui compte 5 200 000 fonctionnaires devrait en avoir 3000 000 , soit un surnombre astronomique et dont personne ne parle, de 2millions, une partie de ce chiffre correspondant à des effectifs de fonctionnaires devant être privatisés et réduits !
Par ailleurs, la plupart des critiques du « modèle allemand » oublient que l’économie allemande a subi pendant 20 ans, les coûts de la réunification, soit une ponction annuelle de l’ordre de 65 milliards d’euros à 100 Milliards d’euros par an (4). Cela a représenté donc en 20 ans pour l’Allemagne, la petite bagatelle du montant de la dette française actuelle !

Le déclin suicidaire de la France , suite à au laxisme de l’UMPS depuis 30 ans !

Comme le remarque Denis Kessler, ancien VP du MEDEF, l’illusionniste Nicolas Sarkozy appelle plan de rigueur quelque chose de l’ordre de 10 milliards d’euros, dont 9 milliards d’impôts supplémentaires et 1 millliard de dépenses non identifiées ! Si l’on imagine le ridicule de ce type de discours dans l’entreprise, c’est tout comme si un Président , face aux difficultés et à une faillite inéluctable s’écriait : « Messieurs les Administrateurs, les pertes sont importantes, on a donc décidé d’augmenter les prix de nos articles de manière massive sans réduire les dépenses, tout en ayant l’intention d’en faire quelques-unes .. mais on ne sait pas encore lesquelles. !!!.»Or, la France ne s’en sortira pas si elle n’abaisse pas ses dépenses publiques de 56% à 46%du PIB par rapport à l’Allemagne , soit 10% du PIB, soit 200 milliards d’euros ! Monsieur Sarkozy , pour se faire élire, ne fait donc rien.. et François Hollande lui, se chargerait de nous enfoncer encore davantage !
En septembre 1981, suite aux premières et folles mesures de François Mitterrand (35h, hausse du SMIC, nationalisations, contrôle des changes, instauration de la couverture médicale universelle (CMU), retraite à 60 ans..) le « Frankfurter Allgemeine Zeitung » titrait déjà : « La France va-t-elle devenir un pays du tiers-monde ? »
DE 2000 à 2009, la France a perdu trois points de parts de marché dans la zone euro, là où justement les questions de change ne se posent pas, cela au moment même où l’Allemagne gagnait de son côté trois points. Les Français ont préféré s’endetter pour augmenter leur consommation plutôt que de conserver leur part de marché dans le monde en améliorant leur compétitivité .Les prélèvements publics cumulés rapportés à la valeur ajoutée des entreprises sont les plus élevés de la zone euro , soit 14,5% en France en 2008 , contre 7,8% en Allemagne ! Le salaire net que reçoit le salarié français est faible alors que le salaire brut, compte tenu des charges sociales de son employeur, est très élevé. Le salarié français qui coûte cher à son employeur a l’impression d’être mal payé. Et tout cela parce que le budget de l’Etat, le déficit du budget social et les folles dépenses de personnel des collectivités décentralisées sont mal gérés  et donc payés par les salariés français!

Les deux seule erreur s de l’Allemagne : la facture à venir de la sortie du nucléaire  et un budget de la défense ridicule !

Le groupe industriel Siemens estime le coût total de la sortie du nucléaire entre 1400et 1700 milliards d’euros, soit la dette française actuelle et le coût de la réunification ! Mais ce chiffre est le haut de la fourchette car Siemens a pris en compte le remplacement des centrales nucléaires par d’autres moyens de production. La fourchette la plus basse est l’estimation de l’électricien allemand RWE à « seulement » 300 milliards d’euros ! L’Allemagne , premier producteur de lignite du monde, subventionne ses mines de charbon pour diminuer sa dépendance du gaz russe (35%en 2012) et de pétrole russe (35% en 2012) qui va croitre encore davantage avec la montée en puissance deu gazoduc Nordstream. L’Allemagne est aussi un des plus grands pollueurs d’Europe, ce qui est un peu cocasse lorsqu’on connait la virulence des verts (die Grünen) dans ce pays. On mesure la folie énergétique et démagogique allemande si l’on prend conscience des subventions massives des énergies renouvelables et du fait que le MWH du nucléaire « amorti » est de 45 euros, celui de l’éolien terrestre de 80 euros et celui de l’éolien offshore de 120 à 150 euros (5)
En matière de budget défense, il faut aussi savoir que si la France est déjà à 1,5% du PIB , alors qu’il devrait être à 3% minimum pour assurer l’avenir de nos forces armées ainsi que celui d’équipements militaires suffisants, compétitifs exportables. Il n’est que de 1% en Allemagne , mais avec un PIB supérieur d’environ 50% à celui de la France. La défense, après la monnaie, doit être le test de la volonté des Européens de survivre en unissant réellement leurs destins. La scandaleuse, stupide et immorale intervention en Libye n’aurait pas eu lieu sans le soutien américain en AWCS et munitions tandis que l’armée française se rapproche de plus en plus dangereusement d’une simple « armée d’Afrique » avec des effectifs insuffisants tout juste capables de faire face à une explosion des banlieues .IL importe aussi que les industriels français et allemands du secteur militaire naval ou terrestre coopèrent sous peine de disparaître face à la concurrence des Etats-Unis . Les réalisations telles que l’A400M, l’hélicoptère NH90 et la surveillance satellitaire où la France a la responsabilité des images optiques et l’Allemagne celle des images radar doivent être multipliées !

La chance de la France : L’Allemagne a besoin de l’euro !

Les Allemands viennent de réaliser que le commerce extérieur de leur pays est réalisé à plus de 63% dans la zone euro .En 2009, les exportations allemandes vers l’Autriche étaient encore supérieures à celles de la Chine ; de plus, l’Allemagne n’exportera pas «  ad vitam eternam »des BMW fabriquées en Allemagne vers la Chine ! Les deux tiers de l’excédent commercial allemand , soit 150 milliards d’euros, sont obtenus avec la zone euro et non pas avec la Chine, l’Inde et le Brésil. Les entreprises allemandes pourraient supporter au maximum un euro à 1,55 dollar, mais ensuite, elles perdraient leurs parts de marché, ce qui serait le cas si un nouveau DM s’appréciait de façon brutale ou si la France dévaluait de façon massive, suite à son incompétence et à son laxisme, avec l’hyperinflation ,la ruine des retraités et des détenteurs d’obligations à la clé. Bref, comme l’a très bien résumé Angela Merkel : « L’échec de l’euro serait l’échec de l’Europe ! ». Monsieur François Hollande, au lieu de nous faire rêver avec ses promesses inconsidérées ferait mieux de s’inspirer auprès de Monsieur Peer Steinbrûck, ministre des finances SPD et défenseur rigoureux du respect des disciplines pour sauver l’euro ! Il faudra cependant que l’Europe passe aussi un jour au protectionnisme et quitte, Allemagne comprise, ce monde fou libre échangiste, dont la dernière usine terrain en friche et zéro ouvrier de Lejaby est , après la délocalisation en Tunisie, un symbole accusateur, tout comme la délocalisation de Renault au Maroc, des exemples indiscutables incontournables qui font honte et peine à voir…avec en prime la bêtise et la lâcheté de nos politiciens muets ainsi que les mensonges hypocrites du MEDEF !

En conclusion, si la France ne redresse pas son économie, si l’Allemagne se replie sur elle-même, l’échec, le repli et la décadence européenne continueront d’être au rendez -vous ! L’avenir, c’est le renforcement aujourd’hui de «  l’axe Paris-Berlin «  avec une Allemagne qui s’autonomise de plus en plus par rapport aux Etats-Unis et demain matin « l’axe Paris-Berlin-Moscou »(6). Les Allemands ont compris l’intérêt de défendre l’euro et que l’avenir de l’Allemagne est en Europe ! L’abandon d’un symbole aussi fort que l’euro serait le pire des échecs, la mort d’une grande idée qui était française à l’origine ! A nous Français de nous montrer dignes, de mettre fin à cet inacceptable handicap structurel, de ne plus jouer à l’autruche et d’effectuer un sursaut économique semblable à celui effectué par le général de Gaulle en 1958 pour relever la France en faillite de la IVème république qui était cependant moins malade dans sa tête que la France inconsciente, laxiste, décadente, droit de l’hommiste et politiquement correcte d’aujourd’hui !

(1) Etats Généraux de l’Industrie-Paris-2010
(2) Cour des Comptes 2011
(3) Classement de « Fortune 500 »
(4) Interview de Peer Steinbruck-Der Spiegel,n°37,12 septembre 2011
(5) France-Allemagne-Editions Tallandier-P 126-2011
(6) Marc Rousset-La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou-Editions Godefroy de Bouillon-2009

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