Défendre le continent européen, avec qui, contre qui ?, par Jean-Pierre Chevènement

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J’observerai d’abord que le continent européen n’a pas d’existence politique propre. Il y a les 27 pays membres de l’Union européenne qui, par le traité de Lisbonne (2008), ont souscrit une obligation de défense mutuelle, mais la politique de défense européenne n’a qu’une existence embryonnaire. Aussi bien, les Etats-Unis n’en veulent pas et la plupart des pays européens non plus, au premier rang desquels la Grande-Bretagne et les pays de l’arc atlantique, mais aussi les pays d’Europe centrale et orientale.

Europe.jpgDepuis 1949 il existe une obligation de défense mutuelle entre les pays de l’Alliance atlantique. Celle-ci s’est dotée à travers une organisation militaire intégrée, l’OTAN, d’un bras armé et d’un Etat-major sous l’autorité d’un général américain. Aux pays de l’Union européenne membres de l’OTAN (22 sur 27), s’ajoutent la Norvège et la Turquie dont le territoire est pour l’essentiel situé en Asie. Les Etats membres de l’Union européenne qui le sont également de l’OTAN se sont engagés par le traité de Lisbonne à faire de cette dernière organisation “l’instance d’élaboration et de mise en œuvre” de leur politique de défense. Ainsi la réponse parait-elle avoir été trouvée : c’est à l’OTAN, c’est-à-dire en dernier ressort aux Etats-Unis, que l’Union européenne a confié sa défense.

Cette réponse est pourtant fragile : d’une part les Etats-Unis se tournent de plus en plus vers le Pacifique et la Chine. L’Asie de l’Est et du Sud et la région du Golfe arabo-persique viennent désormais dans leurs préoccupations stratégiques bien avant l’Europe. Par ailleurs les Etats-Unis sont engagés dans une vaste opération de réduction de leur budget de défense (de 500 à 1000 Milliards de dollars d’ici 2020, selon les estimations). Ils viennent d’entamer le retrait de deux des quatre brigades qu’ils maintenaient encore en Europe : la présence de leurs forces terrestres y devient ainsi symbolique. La garantie militaire américaine repose donc désormais pour l’essentiel sur les forces aériennes et maritimes des Etats-Unis et, en dernier ressort, sur leurs armes nucléaires. Dans ce contexte, la demande, en 2010, du retrait des armes nucléaires tactiques stationnées sur leur sol par quatre pays européens membres de l’OTAN (Allemagne, Pays-Bas, Belgique, Norvège) illustre le paradoxe d’une Europe devenue pacifiste dans le contexte d’un monde marqué à la fois par le début du repli américain et par la montée en puissance de nations dites « émergentes », qui ne sont pas seulement les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) mais d’autres, situées à nos portes et héritières de civilisations prestigieuses : Turquie, Iran, sans parler du monde arabe agité par ses révolutions démocratiques dont le processus, par définition, nous échappe.

Les pays européens réduisent leur effort de défense tandis que les pays émergents, notamment en Asie, développent le leur. Pour autant il serait prématuré de conclure de ces mouvements contradictoires que les Etats-Unis vont relâcher leur emprise sur l’Europe. Ils prétendent lui faire partager un effort de défense dont ils entendent bien conserver la maîtrise. C’est ainsi qu’au sommet de l’OTAN de Lisbonne (2011), ils ont fait entériner le principe d’un bouclier antimissiles balistiques qui va à la rencontre d’une opinion publique européenne de plus en plus pacifiste. De même est-il probable qu’après le retrait de l’OTAN d’Afghanistan ils veuillent faire supporter aux Européens une part plus importante de l’«afghanisation».

L’Union européenne peut-elle se borner à n’être qu’un contributeur financier à un effort de défense global de ce qu’il est convenu d’appeler “l’Occident” ? L’idée même de “défense” peut-elle faire l’impasse sur la volonté de défense ?

Force est de constater que les peuples européens (à la seule exception de la France et d’une certaine manière de la Grande-Bretagne) ont entièrement délégué le souci de leur propre défense à une puissance extérieure, certes alliée, mais dont les préoccupations stratégiques et les intérêts ne recoupent pas forcément les leurs. La réintégration par la France des Etats-majors de l’OTAN s’inscrit dans cette tendance lourde, même si nos autorités prétendent le contraire, faisant valoir, exemple libyen à l’appui, que l’OTAN n’aurait en rien obéré notre liberté de mouvement. Ce n’est pas ce qu’on entend de l’autre côté de l’Atlantique où on parle d’une stratégie de leadership from behind, bref de “tireur de ficelles”. Une chose est sûre en tout cas : l’affaire libyenne a manifesté le vide abyssal du concept de défense européenne. La France et la Grande-Bretagne ont fait l’essentiel du travail, avec – faut-il le rappeler ? – l’appui des frappes et de la logistique américaines, pour un résultat dont l’évaluation finale reste à faire. Quoi qu’on en pense, le conflit libyen a fait apparaître le lien indissociable entre la défense et la nation. Quelle que soit l’évolution future de l’OTAN, l’esprit national restera la clé de tout effort de défense et de tout engagement militaire qui sera, comme en Libye, à géométrie variable. L’Europe est à repenser dans le prolongement des nations ou elle ne sera pas.

La France ne pourrait pas conserver une voix audible à travers une défense européenne confinée à des tâches de sous-traitance. La défense est faite pour soutenir la diplomatie ! Une défense complètement intégrée à celle de l’Amérique sonnerait le glas de notre indépendance, de notre influence, de notre capacité de médiation. Il est de l’intérêt de la France et du monde qu’au sein de l’Occident on n’entende pas que la seule voix des Etats-Unis. Qu’il puisse y avoir un avis modéré, sensé, comme cela fut le cas durant la guerre du Vietnam ou au moment de l’invasion de l’Irak. Que, sur le Proche-Orient, la France puisse favoriser de manière originale une solution de paix qui n’a que trop tardé.

Compte tenu du texte du traité de Lisbonne, on se demande ce qui peut rester de la défense européenne désormais asservie à l’OTAN : une alouette, un cheval ! A la limite, l’OTAN voudra bien sous-traiter à une pseudo-défense européenne quelques obscures missions de maintien de la paix en Iturie, au nord-est de la République démocratique du Congo, ou bien encore au Kosovo. Pour les choses sérieuses (la Libye par exemple), le recours aux Etats-majors de l’OTAN s’impose et, malgré quelques réticences initiales, notre gouvernement s’y est résigné.

La France a réintégré l’OTAN au prétexte de faire progresser la défense européenne. On voit le résultat. La Grande-Bretagne veut bien coopérer avec la France, mais elle ne veut surtout pas d’une “défense européenne”. Pour autant, les accords de Lancaster House sont une bonne chose : mieux vaut une coopération bilatérale que pas de coopération du tout. Il serait temps que la France revienne à cette idée simple que les coopérations doivent se décider à l’aune de l’intérêt national. Seul le ressort national peut permettre à l’effort de défense de ne pas passer en dessous de la limite basse actuelle : 1,5 % du PIB.

A ce stade de mon propos, je voudrais aborder la partie du continent européen qui ne fait pas partie de l’Europe : l’Ukraine, la Biélorussie et la Russie.

Même si celle-ci s’étend, au-delà de l’Oural, en Asie, son peuple est incontestablement européen. Il est concentré à l’Ouest de l’Oural. Sa civilisation est partie intégrante de la civilisation européenne à laquelle elle a apporté une contribution éminente. L’Administration Obama semble avoir renoncé, au moins provisoirement, à l’élargissement de l’OTAN à l’Ukraine et à la Géorgie pour ne pas heurter les intérêts et la sensibilité russes.

Cet élargissement à l’Est n’est pas non plus dans l’intérêt de la France. Bien sûr l’évolution de la Russie n’est pas écrite d’avance. Sa population est à 20% composée de minorités musulmanes. Mais nous devons tout faire pour rapprocher la Russie de l’Europe. Les complémentarités énergétiques et économiques sont fortes. Les peuples européens – y compris le peuple russe – aspirent à la paix. Cette aspiration est légitime. Je ne la confonds pas avec un pacifisme dont l’Histoire a toujours montré le caractère illusoire et même dangereux (ainsi en France, entre 1918 et 1940). La Russie est nécessaire à l’équilibre et à la stabilité du Caucase. Elle est un contrepoids utile, en Asie Centrale, au fondamentalisme islamiste. Sa relation particulière à la Chine et à l’Inde peut contribuer à canaliser l’élan de ces Etats-nations, milliardaires en hommes et héritiers de civilisations millénaires, pour qu’ils prennent leur place dans un monde stable, régi par des règles communes. Pour toutes ces raisons, notre intérêt est d’aider la Russie a réussir enfin sa modernisation. L’Europe ne sera l’Europe que si elle sait développer un étroit partenariat avec la Russie. C’est l’intérêt de la France, comme de l’Allemagne, si nous voulons peser dans le monde multipolaire de demain.

Les menaces auxquelles l’Europe est et sera de plus en plus confrontée ne seront peut-être pas principalement militaires encore qu’en la matière il soit toujours déraisonnable de baisser la garde.

Ni le terrorisme, qui est l’arme des faibles contre les forts, ni la piraterie, ou pire encore les risques de blocus des grandes voies maritimes, ne vont disparaître, ni les tentatives de prolifération nucléaire s’interrompre. La menace balistique qui y est associée a été favorisée, dans le passé, par des transferts de technologies en provenance d’URSS, de Chine, puis, dans une période plus récente, de Corée du Nord ou du Pakistan. Cette menace balistique est certainement l’une de celle à laquelle l’Europe devra faire face à l’avenir. Il serait cependant déraisonnable de s’en remettre à la défense antimissiles balistiques dont l’efficacité ne saurait être entièrement garantie et dont la mise en place en Europe, sous égide américaine, risque d’entraîner une vassalisation stratégique et technologique définitive. Tout montre, deux ans après le discours du Président Obama à Prague, que l’arme nucléaire ne va pas disparaître de l’horizon de l’Histoire. Les Etats-Unis ne signeront pas avant longtemps le traité d’interdiction des essais. Le Pakistan et les puissances asiatiques n’entendent pas interrompre la production de matières fissiles à usage militaire. Il est raisonnable pour la France de maintenir son effort nucléaire, ne serait-ce que pour ne pas se laisser entrainer dans l’engrenage de guerres lointaines par leur origine mais où nos intérêts vitaux ne seraient pas engagés. J’ajoute que le maintien d’une dissuasion nucléaire indépendante en Europe occidentale constitue un gage irremplaçable de stabilité sur notre continent. Enfin, la disposition d’une dissuasion nucléaire souple (avec ses deux composantes) interdit toute agression au-delà d’un certain seuil, par un Etat qui voudrait exercer un chantage sur notre politique. Nous devons aussi rester attentifs aux attaques dans le cyberespace et aux tentatives d’espionnage économique.

L’heure de la fin de l’Histoire n’a pas sonné et celle-ci est fertile en surprises stratégiques. Le trait dominant de la période historique où le XXIe siècle nous a fait entrer est la fin du monopole technologique et politique des pays occidentaux et d’abord des Etats-Unis. Certes, ceux-ci restent, de toutes les nations occidentales, la plus puissante mais leur déclin est inscrit dans les courbes de la démographie et de l’économie mondiales. Le maintien de l’alliance euro-américaine va de soi, mais la France et d’autres nations européennes n’auraient aucun intérêt de devenir ou rester de simples supplétifs des Etats-Unis. Si eux-mêmes voulaient bien y réfléchir, ce ne serait pas non plus le leur, car des nations qui s’abandonnent ne sont jamais des alliés sûrs.

Nous n’avons pas de stratégie à long terme vis-à-vis des puissances émergentes. Notre intérêt est de les faire participer à un ordre mondial raisonnable prenant aussi en compte les intérêts des pays anciennement industrialisés. Ce n’est pas facile car beaucoup de ces pays sont portés par un nationalisme conquérant et quelquefois par le sentiment d’avoir à prendre une revanche sur l’Histoire, c’est-à-dire sur l’Occident. A cet égard, la poursuite des délocalisations industrielles ou la prise de contrôle d’entreprises stratégiques constituent des menaces tangibles. La crise du capitalisme financier qui s’est développée sur la base d’une totale dérégulation des mouvements de capitaux, des biens, des services et des technologies depuis les années 1980, a marqué l’échec d’une pensée purement économiciste (la croyance dogmatique en la théorie de l’efficience des marchés), entièrement déconnectée de toute considération politique raisonnable. Il n’est pas besoin de s’en prendre à la Chine. C’est l’Occident lui-même qui a réchauffé dans son sein le serpent d’un néolibéralisme suicidaire. Les nations doivent reprendre le contrôle d’un système financier qui, tel Frankenstein, leur a échappé.

L’Europe ne doit pas s’enfermer dans la stagnation mais trouver d’autres ressorts de croissance, en associant à son développement la Russie, à l’Est, et l’Afrique, au Sud. Le risque de migrations incontrôlées ne sera conjuré que par une politique de codéveloppement avec les pays de la rive Sud de la Méditerranée et avec l’Afrique noire qui découvre aujourd’hui son potentiel de croissance. Le problème des matières premières va se poser avec plus d’acuité avec la croissance de la Chine et des “émergents”. Il faut penser ce monde nouveau, et parce qu’il se fera inévitablement, il vaut mieux qu’il se fasse avec la France et avec l’Europe, plutôt que contre elle.

Avant que ne s’installe ce nouvel ordre mondial coopératif, il n’est pas déraisonnable d’anticiper les tensions que génère toute transition. La France a un rôle majeur à jouer pour organiser l’Europe sur une base réaliste (la géométrie variable) et pour l’ouvrir à des coopérations fécondes fondées sur le principe de l’intérêt mutuel, avec les pays du Sud de la Méditerranée qu’elle connait souvent mieux que d’autres.

L’Europe, pour se défendre, doit d’abord s’ouvrir vers l’Est et le Sud. Dans le monde du XXIe siècle que structurera la bipolarité Chine Etats-Unis, l’Europe pour trouver sa place doit s’organiser souplement, car elle ne le fera pas sans les nations (déjà faites, ou encore à construire) mais au contraire avec elles.

L’erreur a été de vouloir construire l’Europe en substitut des nations. Pour se redresser, l’Europe doit, demain comme hier, s’appuyer sur la force de ses nations.

Le reste, c’est-à-dire une défense efficace, viendra par surcroît.

Jean-Pierre CHEVENEMENT

Article paru dans le dernier numéro de mars de la Revue Défense Nationale

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STOP ISLAMISERING METHODE BASQUE

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In Baskenland roept het Comite van de Zwijgende Meerderheid de moslim immigranten op de hoofddoek af te doen, dat zij terecht beschouwen als een kledingssymbool van alloculturele overwoekering. Let eens op de uitnodigende en van historisc bewustzijn getuigende formulering. Aanpassen of oprotten, zo eindigt het weer wel. Verdient navolging!

Au Pays basque les immigrants doivent s’intégrer

A Bayonne, mais aussi à Saint Jean Pied de Port, de la soule a la basse Navarre, du Nord au Sud, partout ont fleuri des tracts destinés aux Musulmans.

En voici le texte :

VOUS ÊTES MUSULMANS, ALORS LISEZ CECI, SANS HAINE NI RACISME

En Pays Basque les immigrants doivent s’intégrer. Prenez exemple sur vos grands parents qui ont su, en leur temps, se fondre dans la société française sans abandonner leur identité, tout en respectant celle de leur pays d’accueil.
Il est intolérable que les enfants et les petits enfants d’immigrés d’hier ne soient pas ou ne veuillent pas s’adapter, influencés par les voies islamiques venues d’ailleurs les poussant à nous imposer, progressivement les lois de la sharia.

NOUS N’ACCEPTONS PAS CELA AU PAYS BASQUE

Nous n’aurons pas, comme c’est le cas dans certaines banlieues, des zones de non droit.
Les habitants de notre Pays basque seront particulièrement vigilants concernant toutes les formes de dérapage qui exaspèrent la française.
Vous qui êtes Musulmans, ne perdez jamais de vue que si vous êtes sur le territoire français c’est pour bénéficier d’avantages économiques et sociaux qui n’existent pas dans votre pays d’origine. Alors rappelez cela à vos descendants qui revendiquent l’islam au pays basque en s’habillant de plus en plus, comme une provocation.
Nous n’accepterons pas non plus de voir ces jeunes filles et jeunes femmes, de plus en plus nombreuses, envahir nos espaces publics vêtues de la sorte.
Nous le savons, le foulard est la première étape vers le voile intégral. Celui-ci est lentement passé du statut se symbole de l’islam à celui d’outil de déstabilisation de la société française et en particulier dans le milieu scolaire.

Comme nous, noyez-vous dans la masse.

MUSULMANS

Nous vous conseillons instamment de suivre nos règles. Ici, c’est notre pays, notre terre, notre style de vie dont vous profitez sans toujours les respecter.
Le Pays Basque ne se pliera pas à vos exigences ou alors, ceux qui persisteront seront contraints de retourner dans leur pays d’origine ou celui de leurs ancêtres.
Nous vous demandons de transmettre et de faire circuler notre courrier à tous vos parents et entourage proche en insistant sur le fait que nous sommes de plus en plus déterminés.
CMSB Comité de la Majorité Silencieuse Basque.
Il est vrai qu’au Pays Basque le “climat” devient palpable depuis quelques mois, et on sait que les Basques ne plaisantent pas quand il s’agit de la défense de leur culture, de leur terre : on s’intègre ou on dégage !

POUTINE CHEF D’ EUROPE PAR EXCELLENCE

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Quoique critique par mes copins russes pour avoir facilite l’ invasion des Tchechens par voie de traitement privilegie au detriment de Russes de souche, je tombe d’accord avc Marc Rousset, économiste, écrivain, auteur de « La Nouvelle Europe-Paris-Berlin-Moscou »sur ce que signifie Poutine pour nous autres Europeens:
Poutine sera réélu par le peuple russe pour le Bien de la Russie et de l’Europe !

Monsieur André Glucksmann, obsédé par Vladimir Poutine, le contre-modèle exemplaire de ses rêves politiquement corrects et droit de l’hommistes, n’hésite pas à écrire dans une chronique du Figaro du Vendredi 24 Février 2012 : « Poutine réussira-t-il la falsification administrative des élections présidentielles ? Devra-t-il fomenter une épidémie d’attentats attribués à d’imaginaires ennemis pour mieux réprimer les contestataires ensuite ? Ou pourquoi pas, lancera-t-il une expédition militaire, genre deuxième guerre de Géorgie , afin de s’imposer comme l’homme fort et insubmersible de la Russie ? » A noter que Monsieur Glucksmann n’est pas à une contre-vérité près car les faits et les enquêtes impartiales de l’Union Européenne démontrent que c’est bel et bien la Géorgie du jeune, inconscient et fougueux Président Mikhaïl Saakachvili qui a commencé en Aout 2008 les hostilités militaires en Ossétie du Sud et les a terminées dans une totale déroute.

Or, le jeudi 23 Février 2012, devant une foule réunie dans le stade moscovite de Loujkini et évaluée par les autorités à 130 000 personnes , Poutine a montré au monde que les mouvements d’opposition peinent à trouver leur second souffle.  « Désormais , il n’y aura plus lieu de parler de la révolution orange car la rue nous appartient » a pu déclarer Vladimir Bourmatov,un député de Russie unie (1).IL est probable que Poutine sera réélu avec plus de 50% des voix et non plus des scores de 71% des voix comme en 2004, mais quoi d’anormal ? Les peuples européens de l’Ouest ont-ils été reconnaissants par leurs votes à Winston Churchill, à Clemenceau , à De Gaulle ?

Poutine, l’obsession des Etats-Unis et des Occidentaux

L’Amérique veut déstabiliser et faire sauter le verrou Poutine pour plusieurs raisons. La Russie est devenue une superpuissance pétrolière respectée, à défaut d’être crainte. Poutine a brisé les rêves de Mikhaïl Khodorkovski , patron de Youkos, et ceux des Etats-Unis qui voulaient mettre la main sur les ressources énergétiques de la Russie.

Poutine veut également réarmer la Russie, immense pays richissime ouvert aux quatre vents et deux fois plus grand que les Etats-Unis avec au grand maximum 130 millions de Russes en 2050 ! Poutine veut dépenser 590 milliards d’euros d’ici à dix ans pour se protéger de la menace militaire de l’OTAN et des Etats-UnIs. Selon le quotidien Rossiskaya Gazeta, le plan de modernisation militaire lancé il y a un an par Poutine comprendrait : construction de 400 missiles balistiques d’ici à 2022, 8 croiseurs sous-marins lance-missiles stratégiques,20 sous-marins polyvalents, 50 navires de surface, 600 chasseurs de cinquième génération, mille hélicoptères, 2300 chars modernes, 2000 canons automoteurs, 28 régiments de systèmes de missile sol-air S400. Tout spécialiste des problèmes militaires sait en effet parfaitement que le système américain de bouclier antimissile est dirigé contre la Russie, l’Iran n’étant qu’un prétexte !

Poutine n’a pas digéré non plus l’erreur de Dimitri Medvedev qui n’a pas mis son véto au Conseil de Sécurité de l’ONU , d’où la brèche éhontée dans laquelle s’est engouffrée l’Occident en bombardant la Libye et en intervenant avec des troupes au sol dans un conflit tribal interne, en lieu et place d’une zone d’exclusion aérienne , ce qui n’est pas sans rappeler la mauvaise foi de l’expansion de l’OTAN à l’Est , contrairement aux promesses qui avaient été faites lors de la chute du Mur de Berlin à Gorbatchev et plus tard à Boris Eltsine !

Poutine s’oppose à l’intervention militaire occidentale en Syrie pour protéger les exportations russes d’armement ainsi que la seule et unique base maritime pour la flotte russe en Méditerranée !

Poutine peut enfin se prévaloir d’un succès sur le plan économique à faire pâlir d’envie les Occidentaux. La croissance du PIB devrait frôler les 4,5% en 2011 et en 2012.Le taux de chômage est descendu à 6,3% ; la dette du pays est faible, inférieure à 10%du PIB. Les réserves de change sont d’environ 500 milliards de dollars. L’inflation est à la baisse, estimée à 6,5% , soit son plus faible niveau depuis 20ans.La Russie est déjà aujourd’hui la 10 ème économie du monde en PIB nominal et la 6ème en termes de parité de pouvoir d’achat. La Russie devrait être la 4ème économie de la planète en 2020.

Poutine propose un contre-modèle à l’Europe décadente

Poutine a dores et déjà sauvé la Russie, mais il est d’autant plus dangereux qu’ il propose à l’Europe occidentale un autre modèle que le droit de l’hommisme et l’incite à se libérer du protectorat militaire américain. Poutine a compris que le redressement, le rétablissement de la Russie passait par les valeurs traditionnelles, le patriotisme, l’Eglise orthodoxe, le sens de l’effort et du dépassement, constituant un magnifique contre-exemple pour les démocraties européennes décadentes et aveugles. Alors que les droits de l’hommistes souhaitent que la Russie s’adapte au modèle occidental, c’est bien au contraire, selon Vladimir Poutine, aux Européens de l’Ouest de retrouver leurs valeurs traditionnelles, de ne plus pratiquer la repentance. En ce sens, Poutine est le sauveur potentiel de l’Europe de l’Ouest !

Poutine est enfin dangereux car il est natif de Saint Petersburg , la ville symbole du rapprochement européen fondée par Pierre Le Grand ; il parle allemand , il a travaillé pour le KGB à Dresde et a une vision continentale européenne historique que n’ont pas nos dirigeants atlantistes actuels ! C’est ainsi que devant le Bundestag, il a pu dire :

« Si à une certaine époque, la réconciliation historique de la France et de l’Allemagne fut l’une des conditions de base de l’intégration ouest-européenne, aujourd’hui, c’est le partenariat entre la Russie, l’Allemagne et la France qui constitue le facteur positif majeur de la vie internationale et du dialogue européen.

Je suis profondément convaincu que la Grande Europe unie de l’Atlantique à l’Oural, et de fait jusqu’à l’ Océan Pacifique, dont l’existence repose sur les principes démocratiques universels, représente une chance exceptionnelle pour tous les peuples du continent, pour le peuple russe notamment…..Le peuple russe a toujours eu le sentiment de faire partie de la grande famille européenne, à laquelle le rattachent les mêmes valeurs culturelles, morales, spirituelles. »

Vladimir Poutine, Président de la Fédération de Russie

Le Figaro du Vendredi 24 Février –« Poutine poursuit « la bataille pour la Russie »

veuillez lire le texte suivant publication quelques jours plus tard par Marc Rousset:

Poutine, de Gaulle russe, demain un nouveau Pierre Le Grand ?

Selon Marc Rousset, économiste, écrivain, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou »

Les Etats-Unis , après avoir avalé la couleuvre Poutine, suite à l’âge d’or de la période Gorbatchev et Eltsine du déclin accéléré , voire de l’éclatement à venir de la Russie selon les rêves de Zbigniew Brzezinski dans le Grand Echiquier (1), prenaient leur mal en patience en espérant se débarrasser de Poutine comme ils furent débarrassés du général de Gaulle en 1969, d’où la tentative désespérée d’une nouvelle révolution orange en Russie avec le nouvel ambassadeur américain à Moscou Mac Faul qui se définit lui même comme « un expert de la démocratie, des mouvements anti- dictatoriaux et des révolutions » . L’opposition actuelle , sans leader ,sans unité aucune, avec des tendances diamétralement opposées en son sein , fait la une des médias occidentaux ; mais elle ressemble en fait à l’armée hétéroclite de Bourbaki et fait penser à la fable de Jean de La Fontaine des «  Grenouilles qui demandent un roi » !

Les peuples, dans les démocraties occidentales, ne supportent pas très longtemps les hommes d’Etat ayant une vision historique et demandant de l’autorité , de l’ effort, de la persévérance , du courage pour non seulement redresser , mais développer le rayonnement et la puissance d’un pays. Ils préfèrent la repentance, les loisirs, la retraite à 60 ans, les 35H, le laxisme et l’endettement public éhonté ; c’est aussi plus facile pour se faire élire ! Clémenceau , Churchill et de Gaulle sont là pour attester de cette propension des démocraties occidentales à écouter les Daladier, les Chamberlain, les Mitterrand ou les Hollande, voire les comiques utopiques du style Jean Luc Mélenchon, plutôt que de mettre le citoyen en face de ses responsabilités, compte tenu des réalités géopolitiques et économiques.

Les Etats-Unis pensaient donc tenir avec Medvedev un nouveau Gorbatchev qui, au nom du développement économique, de la liberté d’expression et d’un droit de l’hommisme à la russe, allait, avec les louanges et les encouragements de l’Occident, terminer en fait le travail de destruction massive de la puissance de l’URSS commencé avec Gorbatchev, toujours très populaire aujourd’hui partout dans le monde, sauf dans son propre pays ! L’erreur grotesque de Medvedev , avec l’absence du droit de véto de la Russie à l’ONU, lors de l’intervention militaire éhontée de l’OTAN en Libye, derrière le paravent humanitaire, était porteuse d’espoir pour l’Occident et les Etats-Unis. Cela sentait bon la bonne soupe, la naïveté et ce n’est pas l’envie qui manquait à Monsieur Alain Juppé qui excelle en la matière, de rejouer le même bon tour à la Russie en Syrie. Vladimir Poutine, en reprenant le contrôle de la politique étrangère, a contrecarré d’une façon prémonitoire les plans de l’Oncle Sam en Syrie et au Moyen orient ! En venant d’être réélu par 109 millions de Russes avec 60% des voix, Président de la Fédération de Russie, il pourrait bien contrecarrer encore pendant douze ans d’une façon irréversible les plans d’encerclement de la Russie et de la Chine par l’Amérique !

Poutine, de Gaulle russe

Poutine, c’est l’homme que les Américains n’attendaient pas et qui a non seulement redressé la Russie, mais l’a sauvée du dépeçage en trois tronçons. Le rêve géopolitique des Etats-Unis si la Russie avait perdu la guerre en Tchétchénie était de faire de la Russie, une nouvelle Grande Pologne, en la ramenant à Stravopol, point de départ de la colonisation russe au XIXème siècle.

Poutine s’est aussi opposé avec succès à l’exploitation des ressources naturelles de la Russie par les groupes étrangers, ce qui était le but affiché par Mikhaïl Khodorkovski, patron de Youkous, interpellé le 25 octobre 2003 sur un aéroport de Sibérie, alors qu’il venait de participer quelques jours plus tôt à un forum d’affaires à Moscou en compagnie de Lee Raymond, l’un des directeurs d’Exxon ; cette société était sur le point de participer jusqu’à hauteur de 25 milliards de dollars dans la fusion Youkos-Sibneft. Les capitaux américains d’Exxon Mobil et de Chevron-Texaco souhaitaient en fait s’infiltrer avec une participation de 40% dans le sanctuaire sibérien des hydrocarbures russes. En perdant ses ressources financières, la Russie perdait définitivement toute chance de rebondir.

Poutine a réussi pour l’instant à contenir , mais sans le briser complètement l’encerclement par l’Otan et l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC). Avec le projet du bouclier anti-missiles qui revient à l’ordre du jour, les Etats-Unis auront un adversaire redoutable qui continuera à leur dire leur quatre Vérités

Vladimir Poutine, c’est aussi l’homme du KGB qui a vu venir et réussi à combattre à ce jour avec succès toutes les révolutions orange en Ukraine, Géorgie, Kirghizstan, Ouzbékistan , les manifestations actuelles et à venir anti-Poutine en Russie n’étant que leur chant du cygne , un dernier soubresaut, une dernière tentative de l’Occident pour se défaire de Vladimir Poutine !

Comme de Gaulle, Poutine a misé sur les valeurs traditionnelles, le sens de la Grandeur , le patriotisme et l’Eglise orthodoxe pour éviter  la « chienlit ». L’autoritarisme plus marqué de Poutine par rapport à de Gaulle convient parfaitement et est même absolument nécessaire, en Russie, tout comme en Chine d’ailleurs, pour éviter l’éclatement tant redouté du pays. Quant à la corruption, de la même façon qu’ elle a continué de plus belle en Ukraine avec l’arrivée au pouvoir de l’égérie de la révolution orange Ioulia Timochenko, un pouvoir politique fort , ce que savent tous les Russes, est un bien meilleur antidote que les oligarchies politiques de type occidental car ces dernières ne feraient que s’acoquiner avec les oligarques russes ; il en résulterait une décadence qui serait encore plus rapide que dans l’actuelle Europe de l’Ouest .

Poutine, un nouveau Pierre Le Grand ?

Le Patriarche orthodoxe Kirill a vu juste en soutenant Poutine qui pourrait être considéré en 2024 comme un nouveau Pierre le Grand du XXIème siècle, à 4 conditions :

-développer d’une façon très intense le réarmement et la modernisation en cours de l’Armée russe

-réussir le développement et la diversification déjà commencée par Medvedev de l’économie russe

– continuer à combattre la dénatalité russe, ce dont Poutine est , comme de Gaulle en 1945 , parfaitement conscient

-ramener dans le giron russe, ce qui est inexorable historiquement à long terme, la Biélorussie et l’Ukraine , afin de constituer un contrepoids humain suffisant de deux cents millions d’habitants face à la Chine, l’Asie Centrale et le Caucase

L’affrontement actuel en cours de Poutine avec les Etats-Unis peut être comparé au premier combat du jeune Tsar Pierre Le Grand avec Charles XII qui mit fin par la bataille de Poltava le 8 juillet 1709 à la suprématie suédoise dans la Baltique. Pierre Le Grand , tout en renforçant et modernisant l’armée russe ne commit pas l’erreur ensuite d’oublier l’économie, l’innovation et les Arts, ce qu’il montra en 1717 lors d’un déplacement en Europe. Pierre Le Grand ancra la Russie avec une fenêtre sur l’ Europe en fondant Saint- Pétersbourg . Le natif Poutine de cette même ville qui parle allemand, ancien espion du KGB à Dresde avant la chute du Mur de Berlin, a une vision continentale européenne et souhaite se rapprocher pour des raisons géopolitiques de la France et de l’Allemagne. Maurice Druon ne s’y était pas trompé en voyant dans Poutine le défenseur européen d’un monde multipolaire plutôt que d’un monde obéissant à un shérif planétaire et « l’un de nos plus décisifs alliés ».Pour Poutine, l’avenir est donc européen !

Mais la Russie regarde aussi à l’Est et vers le Sud d’où peuvent venir de nombreux dangers, la fin de l’intervention occidentale en Afghanistan n’étant pas l’un des moindres. Au delà de son effort démographique propre pour atteindre au minimum les 130 millions d’habitants et ne pas retomber à 100 millions en 2050,soit l’équivalent de la population turque à cette date, la Russie a besoin à terme de la Biélorussie et de l’Ukraine .Ces deux pays dont l’un est son berceau religieux, représenteraient un apport humain d’environ 60 millions d’habitants pour constituer une superpuissance suffisante face à La Chine et à l’Asie centrale. Si Poutine , sous sa Présidence, réussit ce tour de force, en commençant très vraisemblablement par la Biélorussie, il pourra être véritablement comparé à Pierre le Grand, sinon il n’aura pas démérité et pourra être comparé au minimum à de Gaulle, Churchill ,Bismarck, Richelieu et Clemenceau, ces grands Hommes d’Etat ayant eu une vision historique , un courage, une continuité qui font cruellement défaut à nos petits politiciens européens actuels, atlantistes, libre-échangistes, démocrates, démagogues et droit de l’hommistes, ce qui ne sera déjà pas si mal !

(1) ) Zbigniew Brzezinski, Le Grand Echiquier, Bayard, Paris, 1997

Waarom regime change in Syrie? Waarom wordt Iran niet aangevallen door de USA? Pourquoi ce bouleversement souhaité syrien? Pourquoi l’Iran ne sera-t-il jamais attaqué par les Et-Unis?

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Waarom moet Assad weg? Het maakt deel uit van een omsingelingsplan van Iran. De Arabische Liga wil een shiitische as Iran-Libanon-Syrie vorkomen. De Shiiten zijn de overwinnaars van de Amerikaanse interventie in Irak, ten detrimente van de aanstichters ervan: Israel. Lees voorts bijdrage 1 hieronder;
Waarom wordt Iran voorgesteld als de aggressor door Israel, maar zal de USA het nooit aanvallen? Het heeft Iran nodig als steunpunt voor de shiitisch-persofone bevolking van het Midden-Oosten en als springplank voor de Turkmenen (in verzet in Xinjiang), om zo de Chinezen af te snijden van belangrijke gasvoorraden. Lees voorts bijdrage 2 (Frans)

Pourquoi la Syrie est-elle objet de critique occidentale? Parce que le bouleversement du regime fait part d’une politique d’isolement de l’Iran , voir la contribution 1. ci-dessous.
Pourquoi l’Iran ne sera-t-il jamais attaqué par les Etats-Unis? voir la contribution 2. ci-dessous

Contribution 1:

Que motive la position anti-syrienne actuelle ? La Syrie est principalement devenue une victime parce qu’elle est proche de l’Iran. Le renversement du régime actuel fait partie d’un plan d’isolement de l’Iran. Cependant, le rapprochement de Damas avec Téhéran s’est produit parce qu’ le conflit israélo-arabe n’est pas résolu. Je me souviens qu’au cours d’une conversation avec Hafez al-Assad – père de l’actuel président syrien –, ce dernier m’avait dit qu’il s’efforcerait de ne pas rester « seul à seul avec Israël ». L’absence de résolution du dangereux conflit au Moyen-Orient, caractérisé par une tendance constante à l’escalade vers la phase de crise, a incité Damas à créer, au cas où, une « base arrière » iranienne.

Pourquoi les pays arabes ont-ils également, pour la plupart, pris position contre le régime de Bachar al-Assad ? La cause principale est le conflit croissant entre les deux grandes tendances religieuses de l’Islam, les sunnites et les chiites. Suite à l’opération militaire américaine en Irak, ces contradictions se sont renforcées. Le gouvernement syrien est principalement constitué d’alaouites, un courant proche du chiisme. La Ligue arabe, qui unit dans leur écrasante majorité des Etats sunnites, s’est mise à redouter la création d’une « ceinture chiite » de l’Irak au Liban, e passant par l’Iran et la Syrie.

Que pourrait-il arriver en cas de renversement du régime syrien actuel ? Il serait bon que les auteurs du projet de résolution du Conseil de sécurité de l’ONU rejeté se penchent sur cette question. Il existe suffisamment d’exemples assez éloquents de ce à quoi peut mener une politique irresponsable au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Il convient impérativement de lui opposer des efforts collectifs, sans lesquels on ne pourra empêcher à terme que la situation ne glisse vers le chaos et la guerre civile, provoquant finalement l’échec des mesures si nécessaires à la résolution du conflit israélo-arabe.

Evgueni Primakov

Contribution 2.

Iran : Rumeurs d’une guerre qui n’aura pas lieu !
26.06.2010

Il y a une semaine, la presse israélienne a affirmé qu’une douzaine de navires de guerre américains (dont un porte-avions) et un navire de guerre israélien avaient traversé le Canal de Suez avec la collaboration discrète de l’armée égyptienne pour faire route vers la mer rouge. L’annonce est devenue par la suite une rumeur sous l’effet de sa reprise par certains sites qui aiment prétendre disposer d’infos secrètes, ce qui a donné lieu à des rumeurs d’une frappe imminente des installations nucléaires iraniennes. Ce n’est pas la première fois que de telles choses arrivent. Les autorités américaines ont pour leur part ni confirmé, ni démenti. Cela n’est pas non plus une attitude inédite : tout au long de la présidence Bush en parallèle aux efforts diplomatiques intenses pour renouer le dialogue avec Téhéran en vue d’une entente vitale pour les Etats-Unis, les autorités américaines avaient frappé sur les tambours de la guerre. A l’époque, notre pronostic était qu’il n’y aurait pas de guerre, nous le maintenons : il n’y aura pas de guerre, mais nous assistons à un retour des tambours de la guerre dans une version plus efficace.

Depuis 8 ans, on entend régulièrement des sites pro-israéliens ou pro-palestiniens tenus par des passionnés annoncer régulièrement des attaques imminentes contre l’Iran sur la base de rumeurs qualifiées de source militaire sûre. Une bonne vingtaine d’attaques de ce genre ont été annoncées et ont occupé les esprits sans avoir lieu, rasant l’Iran (selon la formule affectionné par ces sites), car Washington a besoin d’une alliance avec les mollahs iraniens, chiites et persanophones pour contrôler deux sites vitaux pour son avenir : l’Asie Centrale (musulmane et persanophone) et le Cashmire (chiite) qui lui permettraient de priver la Chine d’une source majeure de gaz tout en créant une base-arrière de soutien aux Ouïghours. Cela lui permettrait aussi de prendre le contrôle des chiites pour créer une grande république chiite englobant le Sud pétrolier iranien, le Sud pétrolier irakien et le Nord pétrolier saoudien.

Les mollahs sont l’avenir de Washington ! En conséquence, il ne peut en conséquence pas les détruire. Cet avenir est cependant inaccessible car les mollahs refusent toute entente pour deux raisons. D’une part, ils ont peur de perdre le soutien de la rue arabe pour le Hezbollah, car cela les priverait d’une bonne capacité de nuisance, de chantage et de marchandage diplomatique et d’autre part, ils devraient au nom de la réconciliation irano-américaine autoriser le retour au pays d’Islamistes iraniens pro-américains, ce qui les expose à une perte progressive du pouvoir politique au sein de leur propre régime. Les mollahs et les Pasdaran se retrouveraient alors sous les ordres de Washington dans le rôle peu enviable d’alliés jetables inutiles après la conquête de l’Asie Centrale et le remodelage de l’Arabie Saoudite. Leur refus de toute entente reste donc sans appel, c’est pourquoi sans chercher à les détruire, Washington cherche à les affaiblir par toutes sortes de sanctions ou d’intimidations pour les pousser à accepter.

la menace tactique d’une frappe | Dans ce registre des pressions, les menaces de frappes ont une place particulière car les mollahs eux-mêmes sont depuis toujours dans une stratégie d’escalade guerrière pour laisser planer la menace sur l’approvisionnement pétrolier de l’Occident afin de le forcer à capituler. C’est leur réponse à la guerre d’usure économique des sanctions américaines. Or, on n’a jamais vu Washington donner suite aux provocations de Téhéran : il a toujours calmé le jeu et l’on n’a jamais assisté à aucune riposte militaire américaine contre Téhéran quelle qu’était sa provocation, même quand des vedettes des Pasdaran ont défié un navire de guerre américain ou encore face à la distribution d’armes aux terroristes irakiens ou aux Talibans.

Le fait que Washington n’ait pas saisi ces nombreuses occasions dénote une absence de volonté de confrontation, compréhensible par l’extrême faiblesse des Pasdaran qui malgré une supériorité numérique écrasante n’ont pas su vaincre la petite armée irakienne.

Du fait de l’impossibilité d’un combat sans une défaite entraînant la chute du régime, de notre point de vue en évoquant des frappes, Washington ne menaçait pas Téhéran : il menaçait ses alliés et partenaires commerciaux, la Russie, la Chine et la France, de reproduire le schéma de l’invasion de l’Irak qui avait eu une grande répercussion négative sur leurs intérêts géopolitiques et pétroliers. En fait, en frappant sur les tambours de la guerre, Washington entendait inquiéter ces grandes puissances pour les inciter à encourager le choix des sanctions au lieu de la guerre. Les sanctions menaçaient les intérêts de ces Etats, mais ces intérêts n’étaient pas supprimés. Les Etats concernés pouvaient espérer un compromis via des négociations multilatérales (via les Six). Washington a apprécié car Téhéran ne pouvait accepter aucun apaisement, les Six se trompaient. Il a ainsi réussi à obtenir un soutien international à de nouvelles sanctions. Washington qui en 1996 avait banni tout investissement pétrolier en Iran pour les compagnies opérant aux Etats-Unis a ajouté des sanctions bancaires à son panel de pressions pour bloquer l’accès à des investisseurs via des sociétés écran. Il est ainsi devenu le seul Etat capable de mettre fin au calvaire des mollahs.

la fin du recours à la menace de frappe | Après cette victoire, Washington a maintenu la rumeur pour justifier de nouvelles sanctions. Mais après 18 mois d’embargo financier, il s’est aperçu que ces sanctions bancaires avaient trop affaibli les mollahs : ces derniers ne pouvaient plus payer leurs miliciens et pouvaient chuter sans ce rempart contre le peuple. Washington qui avait basé la justification initiale de sa volonté de frappes ou de sanctions sur la menace nucléaire et militaire était dans l’embarras car les citoyens et électeurs américains qui ont été convaincus de cette menace exigeaient sans cesse des mesures plus fortes contre les mollahs.

un apaisement tactique | Washington devait trouver des solutions. Dans un premier temps, il a annoncé de nouvelles sanctions, mais il s’agissait d’anciennes sanctions déjà en vigueur, ce qui était synonyme d’une pause de facto dans l’adoption de nouvelles sanctions, puis étant donné qu’il évoquait les frappes dans une optique de protection d’Israël, Bush a fait savoir que l’option militaire n’était plus à l’ordre du jour car il allait livrer un parapluie anti-missiles à Israël. Puis il a insisté sur la volonté de nouer le dialogue avec Téhéran via l’ouverture d’un bureau diplomatique à Téhéran. Son successeur est allé plus loin en pérennisant la pause par l’annonce d’un gel dans l’adoption de nouvelles sanctions pour favoriser le dialogue (pour aboutir à une normalisation voire une entente).

Cette politique dite d’apaisement ne pouvait rien changer pour Téhéran sur le plan économique car Washington évitait de nouvelles sanctions, mais il maintenait son terrible embargo financier. En revanche, cette politique avait de quoi le perturber car la rue arabe ne permet à ses amis le moindre apaisement avec les amis d’Israël. C’est pourquoi avant l’arrivée d’Obama, Téhéran s’est mis à s’agiter en appelant le Hamas à rompre sa trêve avec Israël pour provoquer une guerre avant l’accession au pouvoir d’Obama qui allait l’embarrasser avec sa politique de dialogue.

une nouvelle approche pénalisante | Selon un opposant iranien, qui a des contacts au Congrès, peu avant ce conflit, Jimmy Carter s’était rendu à Damas pour rencontrer les responsables du Hamas afin de les convaincre que les Démocrates américains réputés anti-Israéliens les laisseraient faire s’ils attaquaient Israël pendant la période de transition entre Bush et Obama. Selon cet opposant, Washington avait ainsi encouragé les mollahs d’aller aussi loin pour montrer à la rue arabe qu’ils étaient incapables d’aider le Hamas pendant le conflit comme ils avaient été incapables d’aider le Hezbollah en 2006 pendant la guerre du Liban. Effectivement, les mollahs ont été incapables de mobiliser des foules encore moins de dépêcher des combattants ou des armes vers Gaza assiégé. On a alors assisté à une suractivité de la Turquie et de son 1er ministre Erdogan qui s’est distingué par un clash avec Shimon Pérès devant les caméras du monde entier en janvier 2009 à Davos. Puis il avait œuvré au niveau de l’ONU pour parvenir à pousser un Israël étrangement très vindicatif à cesser les combats alors qu’au même moment, les mollahs oeuvraient pour continuer la guerre. Cela avait porté ombrage au rôle des mollahs bien qu’ils financent le Hamas.

L’expérience a été concluante. Washington avait une carte à jouer pour discréditer les mollahs afin de les isoler (une sanction tactique) en cas d’échec de ses efforts pour parvenir à une entente par les sanctions. Mais il s’agissait d’une carte que l’on peut qualifier de difficile car il fallait un conflit autour du Hamas. Téhéran l’a d’ailleurs compris puisqu’il a changé son fusil d’épaule en évitant tout conflit militaire et en se positionnant dans une action anti-sioniste au niveau de l’ONU comme l’avait fait la Turquie pendant le conflit de Gaza. L’exemple le plus marquant est celui de Durban 2 où la Turquie n’a pas pu suivre et Téhéran a restauré son image de champion de la rue arabe.

Il y a quelques semaines, après l’échec de toutes les tentatives pour entraîner les mollahs dans un compromis, notamment par l’intermédiaire d’un pseudo accord via le Brésil, Washington a joué cette carte difficile avec l’affrètement d’une flottille anti-blocus où se trouvaient des éléments armés capables de déclencher un conflit. On ne peut savoir si Israël a, ou non joué le jeu, toujours est-il que l’association Turque chargée de l’opération qui est un organisme très proche du parti islamiste au pouvoir n’avait pas lancé d’invitation aux mollahs pour participer au voyage et de fait, il n’y a pas eu de martyr iranien donc aucune chance que Téhéran puisse profiter de ce conflit qui a donné à la Turquie une occasion en or pour devenir le super champion de la rue arabe. Après un certain flottement, Téhéran a fini par annoncer l’envoi de navires militaires pour escorter les futurs convois humanitaires alors que la marine des Pasdaran n’a pas le niveau requis pour ce genre de mission. Le régime avait par la suite changé d’avis car il avait peur de se retrouver en position d’être humilié par la flotte israélienne ou américaine, ce qui aurait alors été le chant du cygne de son rôle de défenseur de la rue arabe. Sa défaite aurait été totale si la Turquie s’en mêlait pour secourir ses navires de guerre. Dans l’incapacité d’agir sur le plan militaire, mais dans l’obligation d’agir quand même, il avait fini par annoncer l’envoi d’un navire humanitaire, ce qui ne changeait pas la donne car après l’affaire de la Flottille, son navire humanitaire devait nécessairement être accompagné d’un ou plusieurs navires de protection.

(la rumeur) | En annonçant un attroupement de navires américains et d’un bâtiment de guerre israélien sur la Mer Rouge, Washington plaçait un obstacle sur la route de cet envoi où la modeste flotte de protection des mollahs allait faire figure de coquille noix ! Le but était de priver Téhéran de l’envoi d’un navire pour le discréditer. La preuve de cette hypothèse est que les mollahs ont annoncé hier l’annulation du bateau humanitaire à destination de Gaza.

C’est une victoire pour Washington. Très pragmatiquement, Washington a programmé ce retour des tambours de guerre à un moment où la Russie a dénoncé les sanctions unilatérales américaines qui donnent l’avantage à Washington en menaçant de quitter les Six pour bloquer le processus. Très prudemment, Medvedev en visite aux Etats-Unis n’a pas commenté cette opération censée le pousser à plébisciter les sanctions unilatérales américaines.

Cette rumeur a sans doute une autre motivation pragmatique : elle arrive à un moment où nous assistons à une montée du mécontentement américain face à l’impression d’inactivité que donne Obama… C’est un bon coup d’énergie pour faire cesser les moqueries médiatiques (ci-dessous) afin de sauver l’aura américaine du président noir et presque musulman, un homme très utile pour enraciner les Etats-Unis en Afrique et dans le monde réellement complexe des musulmans…
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Frans-Duitse economische onbalans; Deséquilibre économique franco-allemande

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Vertaling en samenvatting van hieronderstaand vertoog door Rousset over de discrepantie van de Duitse en Franse economie (door AV). L´article originel par Marc Rousset se trouve à la fin de cette traduction et synopsis en néerlandais.

In de eurozone voltrekt zich een onhoudbaar scheve balans tussen de Franse en Duitse economieen.
Frankrijk ligt in concurrentiepotentieel zo´n 13 % achter op Duitsland en deze ongelijkheid binnen de eurozone legt het al helemaal af tegen de verwoestende concurrentieslag van de opkomende economieen en dat speelt zich dan ook nog eens af temidden van de wereldwijde vrijhandel.

Duitsland had in 2011 weer een exportrecord van boven de honderd miljard euro, terwijl Frankrijk daarvan maar 40% haalde, des te meer teleurstellend, omdat het nog 58% haalde toen de euro werd geintroduceerd.

In 2007 besteedde Duitsland 9,9% van zijn toegevoegde waarde aan R&D (onderzoek en productontwikkeling) tegen Frankrijk maar 6,6%. In Frankrijk werd daarvan de helft besteed aan fundamenteel onderzoek door de overheid; terwijl in Duitsland 2/3 werd uitgegeven door bedrijven, hetgeen leidde tot 396 patenten tegen voor Frankrijk maar 144 brevets per 10 miljoen inwoners.

In 2011:
Werkloosheidspercentages en jeugdwerkloosheid voor Duitsland 6,8 % resp. 9,7% voor Frankrijk 9,5% resp. 22,5 %
Begrotingstekort als % van BNP: Duitsland 1,5,, Frankrijk 5,7
Handelsoverschot Duitsland 150 miljard euro, Frankrijk handelstekort 75 miljard euro.
Wereldmarktaandeel: Duitsland 9%,, Frankrijk 3,8 %
Industrie aandeel in BNP in %: Duitsland 35%, Frankrijk 14?9 %dus lager dan Engeland, dat toch ook nog een financiele sector heeft van 14%

Duitsland heeft 10.000 middelkleine bedrijven met 250 tot 5000 werknemers, die het hele land bewieroken met werkgelegenheid en belastingafdracht, Frankrijk heeft maar 5000 van zulke ondernemingen.

Duitsland heeft maar 37 multinationals en Frankrijk 39, die allemaal hun bedrijvigheid, dus werkgelegenheid en belasttingafdracht naar het buitenland hebben gedelocaliseerd, denk maar aan de Franse autoindustrie.

Duitsland moest de afgelopen jaar ook nog eens 65 tot 100 miljard euro pompen in de voormalige DDR, dus een bedrag gelijk aan de hele Franse Staatsschuld.

Maar Duitsland (naar Nederlands voorbeeld) heeft onder Schroeder wel zijn arbeidsmqrkt versoepeld, gezondheidszorg en pensioenen opgeschoond, terwijl Frankrijk met naar Duitse maatstaven drie miljoen teveel ambtenaren en starre vakbonden en overheidsbedrijven, zoals de spoorwegen, zit met failliete ziekteverzekeringskassen, onbetaalbare pensioenen en cf:

overheidsuitgaven als percentage van het BNP 2007 : Duitsland 43% (in 1996 54%)
, Frankrijk all die tijd tot nu toe 54%

Frankrijk heeft de hoogste belastingen in de eurozone op toegevoegde waarde door bedrijven,
nl 14,5% tegen Duitsland 7,8%; bijgevolg krijgt de Franse werknemer minder nettoloon uitbetaald dan zijn Duitse collega, maar het verschil gaat dus naar de overheid.

Duitsland gaat in tegenstelling tot Frankrijk uit de atoomenergie en subsidieert zijn vuile kolenmijnen, en windmolenparken en maakt ook vuile handen aan de NOORDSTROOM, de gastoevoer uit Rusland. Dazt kost nogal wat vgl met de Franse atomaireelectriciteitsvoorziening. Bovendien geeft Duitsland ondanks zijn BNP van 1,5 maal dat van Frankrijk maar 1% tegen Frankrijk 1,5% van het BNP uit.

Gelukkig voor Frankrijk heeft Duitsland de euro nodig, want zijn buitenlandse handel voltrekt zich voor 60% in de eurozone. De Duitse export zou bij een euro=dollar wisselkoers vqn 1 euro= 1,( dollar worden weggevaagd. Het is duidelijk, dat bij een Durchfall van de euro Duitsland met Rusland en niet verder met de USA economisch zouden versmelten.;

Le handicap structurel France /Allemagne face à l’euro et l’Europe Puissance

Selon Marc Rousset, écrivain, économiste, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-berlin-Moscou »

Si la France veut sauver l’euro et les chances de l’Europe Puissance , encore faut-il qu’elle effectue un sursaut d’une façon urgente pour surmonter ses handicaps économiques structurels et un différentiel de compétitivité par rapport à l’Allemagne d’environ 13%. La divergence actuelle franco-allemande n’est pas tenable ! Si l’on ajoute à ce facteur intra-communautaire, les effets catastrophiques de la concurrence des pays émergents et du libre échangisme mondialiste, il ne faudra pas s’étonner si le chômage continue d’augmenter en France d’une façon considérable en 2012 !

Etat des lieux de l’ handicap structurel de la France par rapport à l’Allemagne

Outre-Rhin, on vient de célébrer un nouveau record des exportations qui ont passé le cap des 1000 milliards d’euros en 2011. Les ventes françaises à l’export sont de 400 milliards d’euros, soit 40% du volume de l’Allemagne, alors qu’en 1999, lors de l’introduction de l’euro, ce même ratio des exportations françaises était de 58% !
En 2007, l’industrie française consacrait 6,6%de sa valeur ajoutée à la R&D contre 9,9% en Allemagne(1) .Contrairement à la France où la recherche publique est presque égale à celle du secteur privé, les deux tiers de la recherche allemande sont réalisés par les entreprises privées. Alors que la France privilégie la recherche fondamentale, c’est la recherche appliquée qui l’emporte outre-Rhin. L’Allemagne dépose 396 brevets pour 10 millions d’habitants contre 144 seulement pour la France.
Le taux de chômage est de 6,8% en Allemagne alors qu’il dépasse 9,5% en France. Celui des jeunes Allemands n’est que de 9,7% alors qu’il dépasse 22,5% en France. Le taux d’emploi des seniors est de 77,5% en Allemagne contre 65% en France.
Le déficit allemand est de 1,5% du PIB contre 5,7% pour la France ! L’excédent de la balance commerciale allemande est de 150 milliards d’euros en 2011 contre un déficit de 75 milliards d’euros pour la France!
Alors que la part de marché de la France dans le monde est tombée à 3,8%, celle de l’Allemagne dépasse 9%, faisant de ce pays le premier exportateur mondial. La part de l’industrie représente plus de 35%du PIB allemand ; elle ne compte plus que 14,9% dans celui de la France, soit un pourcentage encore inférieur , contrairement aux croyances , à celui de la Grande Bretagne malgré son ratio d’activité bancaire et financière très élevé de 14% du PIB.
Les Allemands ont 10 000 entreprises de taille intermédiaire (de 250 à 5000 salariés) alors que la France n’en a que 5000 (2) avec une plus faible ouverture à l’exportation.. Si la France dispose de 39 entreprises mondiales et l’Allemagne de seulement 37 entreprises (3), le «  Mittelstand «  allemand et même les grandes entreprises allemandes irriguent le territoire allemand d’activités et d’emplois alors que les grandes entreprises françaises (automobile) font de manière croissante leur chiffre d’affaires hors du territoire national, y paient peu d’impôts et y créent proportionnellement moins d’emplois.

Le sursaut salutaire de l’Allemagne tout supportant le coût de la réunification égal à la dette française actuelle !

Le fait d’armes de Gerhard Schroeder, c’est l’agenda 2010,un ensemble de mesures impopulaires lancées entre 2003 et 2005 : Réforme du marché du travail, réforme du système de santé, réforme des retraites qui d’ici quelques années passera à 67ans !Tandis que La France reste engluée dans les envolées lyriques , les propos socialistes lénifiants , la rhétorique syndicale archaïque, les paralysies de la SNCF et de la RATP, le blocage de l’administration par les fonctionnaires, l’Allemagne pratique le « Mut der Veränderung » (courage du changement), le consensus moderne , l’efficacité , la compétitivité à l’exportation, les réformes de structure et l’économie sociale de marché de Ludwig Erhard !
Alors que la part des dépenses publiques dans le PIB allemand , suite à la réunification, avait atteint 54% en 1996,elle n’était plus , suite à une diminution spectaculaire, que de 48% en 1998, 44%en 2001, 43,7% en 2007 tandis qu’en France pendant toute cette période le taux français se maintenait à 54%.Alors que les comptes de l’assurance maladie sont dans le vert outre-rhin, ils sont dans le rouge en France et toutes choses égales par ailleurs, la France qui compte 5 200 000 fonctionnaires devrait en avoir 3000 000 , soit un surnombre astronomique et dont personne ne parle, de 2millions, une partie de ce chiffre correspondant à des effectifs de fonctionnaires devant être privatisés et réduits !
Par ailleurs, la plupart des critiques du « modèle allemand » oublient que l’économie allemande a subi pendant 20 ans, les coûts de la réunification, soit une ponction annuelle de l’ordre de 65 milliards d’euros à 100 Milliards d’euros par an (4). Cela a représenté donc en 20 ans pour l’Allemagne, la petite bagatelle du montant de la dette française actuelle !

Le déclin suicidaire de la France , suite à au laxisme de l’UMPS depuis 30 ans !

Comme le remarque Denis Kessler, ancien VP du MEDEF, l’illusionniste Nicolas Sarkozy appelle plan de rigueur quelque chose de l’ordre de 10 milliards d’euros, dont 9 milliards d’impôts supplémentaires et 1 millliard de dépenses non identifiées ! Si l’on imagine le ridicule de ce type de discours dans l’entreprise, c’est tout comme si un Président , face aux difficultés et à une faillite inéluctable s’écriait : « Messieurs les Administrateurs, les pertes sont importantes, on a donc décidé d’augmenter les prix de nos articles de manière massive sans réduire les dépenses, tout en ayant l’intention d’en faire quelques-unes .. mais on ne sait pas encore lesquelles. !!!.»Or, la France ne s’en sortira pas si elle n’abaisse pas ses dépenses publiques de 56% à 46%du PIB par rapport à l’Allemagne , soit 10% du PIB, soit 200 milliards d’euros ! Monsieur Sarkozy , pour se faire élire, ne fait donc rien.. et François Hollande lui, se chargerait de nous enfoncer encore davantage !
En septembre 1981, suite aux premières et folles mesures de François Mitterrand (35h, hausse du SMIC, nationalisations, contrôle des changes, instauration de la couverture médicale universelle (CMU), retraite à 60 ans..) le « Frankfurter Allgemeine Zeitung » titrait déjà : « La France va-t-elle devenir un pays du tiers-monde ? »
DE 2000 à 2009, la France a perdu trois points de parts de marché dans la zone euro, là où justement les questions de change ne se posent pas, cela au moment même où l’Allemagne gagnait de son côté trois points. Les Français ont préféré s’endetter pour augmenter leur consommation plutôt que de conserver leur part de marché dans le monde en améliorant leur compétitivité .Les prélèvements publics cumulés rapportés à la valeur ajoutée des entreprises sont les plus élevés de la zone euro , soit 14,5% en France en 2008 , contre 7,8% en Allemagne ! Le salaire net que reçoit le salarié français est faible alors que le salaire brut, compte tenu des charges sociales de son employeur, est très élevé. Le salarié français qui coûte cher à son employeur a l’impression d’être mal payé. Et tout cela parce que le budget de l’Etat, le déficit du budget social et les folles dépenses de personnel des collectivités décentralisées sont mal gérés  et donc payés par les salariés français!

Les deux seule erreur s de l’Allemagne : la facture à venir de la sortie du nucléaire  et un budget de la défense ridicule !

Le groupe industriel Siemens estime le coût total de la sortie du nucléaire entre 1400et 1700 milliards d’euros, soit la dette française actuelle et le coût de la réunification ! Mais ce chiffre est le haut de la fourchette car Siemens a pris en compte le remplacement des centrales nucléaires par d’autres moyens de production. La fourchette la plus basse est l’estimation de l’électricien allemand RWE à « seulement » 300 milliards d’euros ! L’Allemagne , premier producteur de lignite du monde, subventionne ses mines de charbon pour diminuer sa dépendance du gaz russe (35%en 2012) et de pétrole russe (35% en 2012) qui va croitre encore davantage avec la montée en puissance deu gazoduc Nordstream. L’Allemagne est aussi un des plus grands pollueurs d’Europe, ce qui est un peu cocasse lorsqu’on connait la virulence des verts (die Grünen) dans ce pays. On mesure la folie énergétique et démagogique allemande si l’on prend conscience des subventions massives des énergies renouvelables et du fait que le MWH du nucléaire « amorti » est de 45 euros, celui de l’éolien terrestre de 80 euros et celui de l’éolien offshore de 120 à 150 euros (5)
En matière de budget défense, il faut aussi savoir que si la France est déjà à 1,5% du PIB , alors qu’il devrait être à 3% minimum pour assurer l’avenir de nos forces armées ainsi que celui d’équipements militaires suffisants, compétitifs exportables. Il n’est que de 1% en Allemagne , mais avec un PIB supérieur d’environ 50% à celui de la France. La défense, après la monnaie, doit être le test de la volonté des Européens de survivre en unissant réellement leurs destins. La scandaleuse, stupide et immorale intervention en Libye n’aurait pas eu lieu sans le soutien américain en AWCS et munitions tandis que l’armée française se rapproche de plus en plus dangereusement d’une simple « armée d’Afrique » avec des effectifs insuffisants tout juste capables de faire face à une explosion des banlieues .IL importe aussi que les industriels français et allemands du secteur militaire naval ou terrestre coopèrent sous peine de disparaître face à la concurrence des Etats-Unis . Les réalisations telles que l’A400M, l’hélicoptère NH90 et la surveillance satellitaire où la France a la responsabilité des images optiques et l’Allemagne celle des images radar doivent être multipliées !

La chance de la France : L’Allemagne a besoin de l’euro !

Les Allemands viennent de réaliser que le commerce extérieur de leur pays est réalisé à plus de 63% dans la zone euro .En 2009, les exportations allemandes vers l’Autriche étaient encore supérieures à celles de la Chine ; de plus, l’Allemagne n’exportera pas «  ad vitam eternam »des BMW fabriquées en Allemagne vers la Chine ! Les deux tiers de l’excédent commercial allemand , soit 150 milliards d’euros, sont obtenus avec la zone euro et non pas avec la Chine, l’Inde et le Brésil. Les entreprises allemandes pourraient supporter au maximum un euro à 1,55 dollar, mais ensuite, elles perdraient leurs parts de marché, ce qui serait le cas si un nouveau DM s’appréciait de façon brutale ou si la France dévaluait de façon massive, suite à son incompétence et à son laxisme, avec l’hyperinflation ,la ruine des retraités et des détenteurs d’obligations à la clé. Bref, comme l’a très bien résumé Angela Merkel : « L’échec de l’euro serait l’échec de l’Europe ! ». Monsieur François Hollande, au lieu de nous faire rêver avec ses promesses inconsidérées ferait mieux de s’inspirer auprès de Monsieur Peer Steinbrûck, ministre des finances SPD et défenseur rigoureux du respect des disciplines pour sauver l’euro ! Il faudra cependant que l’Europe passe aussi un jour au protectionnisme et quitte, Allemagne comprise, ce monde fou libre échangiste, dont la dernière usine terrain en friche et zéro ouvrier de Lejaby est , après la délocalisation en Tunisie, un symbole accusateur, tout comme la délocalisation de Renault au Maroc, des exemples indiscutables incontournables qui font honte et peine à voir…avec en prime la bêtise et la lâcheté de nos politiciens muets ainsi que les mensonges hypocrites du MEDEF !

En conclusion, si la France ne redresse pas son économie, si l’Allemagne se replie sur elle-même, l’échec, le repli et la décadence européenne continueront d’être au rendez -vous ! L’avenir, c’est le renforcement aujourd’hui de «  l’axe Paris-Berlin «  avec une Allemagne qui s’autonomise de plus en plus par rapport aux Etats-Unis et demain matin « l’axe Paris-Berlin-Moscou »(6). Les Allemands ont compris l’intérêt de défendre l’euro et que l’avenir de l’Allemagne est en Europe ! L’abandon d’un symbole aussi fort que l’euro serait le pire des échecs, la mort d’une grande idée qui était française à l’origine ! A nous Français de nous montrer dignes, de mettre fin à cet inacceptable handicap structurel, de ne plus jouer à l’autruche et d’effectuer un sursaut économique semblable à celui effectué par le général de Gaulle en 1958 pour relever la France en faillite de la IVème république qui était cependant moins malade dans sa tête que la France inconsciente, laxiste, décadente, droit de l’hommiste et politiquement correcte d’aujourd’hui !

(1) Etats Généraux de l’Industrie-Paris-2010
(2) Cour des Comptes 2011
(3) Classement de « Fortune 500 »
(4) Interview de Peer Steinbruck-Der Spiegel,n°37,12 septembre 2011
(5) France-Allemagne-Editions Tallandier-P 126-2011
(6) Marc Rousset-La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou-Editions Godefroy de Bouillon-2009

Peder Jensen, inspirator de Anders Breyvik.

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Manfred KLEINE-HARTLAGE:on
Peder Jensen, alias “Fjordman”, inspirateur d’Anders Breivik?

(voir egalement ‘Breyvik s’exprime devant le trinunal’ en zie ook ‘Een Schot in de (rode) Roos’ under ‘articles/berichten on this website.)

Immédiatement après le massacre perpétré à Oslo en juillet dernier, paraissait dans la presse norvégienne une photographie de l’homme censé avoir inspiré, par ses écrits, le tueur Anders Breivik. Ce soupçon était erroné mais le dévoilement de l’identité de “Fjordman” a surpris: l’écrivain préféré de Breivik ne ressemblait pas du tout à l’homme de droite ou d’extrême-droite telle que l’imaginent les médias de gauche. Peder Jensen, que le monde ne connaissait via internet que sous le pseudonyme de “Fjordman”, travaillait dans une institution sociale: les attentats et leur suite, qui l’ont forcé à dévoiler son identité, lui ont coûté son emploi.

Jensen, âgé de 36 ans, n’est pas né animé par des idées conservatrices: il les a acquises par l’étude. Il est issu d’une famille incarnant parfaitement l’établissement de gauche, qu’il n’a cessé de critiquer. Comme beaucoup de critiques de l’islamisme, que l’on peut ranger dans la catégorie des “contre-djihadistes”, il est un homme jadis socialisé à gauche de l’échiquier politique; il n’a révisé ses idées que fort tard, quand il a été confronté à l’islamisme. Le tournant dans son évolution date du 11 septembre 2001, une journée au cours son long séjour au Caire. Ce n’est pas tant le fait que dix-neuf musulmans auraient perpétré l’attentat qui l’ont fait changer d’avis sur l’islam alors qu’il apprenait la langue arabe dans la capitale égyptienne: c’est davantage le spectacle de millions de musulmans applaudissant au carnage qui l’a interpellé.

Depuis 2005, cet arabisant norvégien, à la vie tranquille, gèrait un blog sous le nom de “Fjordman” et, par le biais de ses articles bien argumentés, reposant sur les critères de cette discipline que les Allemands appellent la “Kulturkritik”, il touchait des centaines de milliers sinon des millions de lecteurs. L’impact de son travail est surtout dû au fait qu’il ne se contentait pas de critiquer l’islam ou l’islamisme. Il posait une question cruciale: pourquoi laisse-t-on l’islamisme se déployer? Fjordman, arabisant patenté, ne se bornait pas à disséquer la culture islamique mais se penchait de manière fort critique sur notre propre culture occidentale, où il repérait un masochisme suicidaire, des illusions infantiles et un oubli permanent de l’histoire. Il n’hésitait pas, sur base de ses diagnostics, à citer les noms des vecteurs européens, américains et occidentaux de cette déchéance intellectuelle.

Au fil des années, les essais de Fjordman devenaient de plus en plus sombres et pessimistes, parce que ses questions devenaient de plus en plus pertinentes et profondes. Fjordman a donc commencé sa carrière comme critique de l’islamisme mais, au fur et à mesure que sa quête progressait, il est devenu un fin critique des fondements de notre propre civilisation occidentale. Désormais, on peut suivre pas à pas cette évolution intellectuelle dans une première édition allemande de ses écrits, publiée fin novembre 2011.

Au départ, les positions de Fjordman étaient plutôt pro-américaines mais elles ont cédé la place à un anti-globalisme radical. La critique fjordmanienne du “globalisme” a ainsi reçu la priorité par rapport aux articles critiques sur l’islamisation de l’Europe. La crise de notre civilisation, conclut Jensen/Fjordman, dérive de l’acceptation a-critique de l’idéologie mondialiste (”One-World-Ideology”), que l’on considère aujourd’hui comme une évidence incontournable. C’est là que Jensen/Fjordman va plus loin qu’une simple critique de l’islamisme. Les élites occidentales font tout pour sacrifier à une utopie perverse les structures nées de l’histoire et les identités concrètes des peuples; or cette utopie mondialiste est inhumaine, elle relève d’une inhumanité qui ne se révèlera à tous que lorsqu’il sera trop tard…

Manfred KLEINE-HARTLAGE (*).
(article paru dans “Junge Freiheit”, Berlin, n°49/2011; http://www.jungefreiheit.de ).

(*) Manfred Kleine-Hartlage est le co-éditeur du livre intitulé “Fjordman. Europa verteidigen. Zehn Texte” (Edition Antaios – http://www.edition-antaios.de )

ALLEEN ZO UIT DE CRISIS; SEULE VOIE POSSIBLE POUR SORTIR DE LA CRISE

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Les réformes, puis le recours à la BCE, seule voie possible pour sortir de la crise !

Par Marc Rousset, écrivain, économiste, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou »

C’est encore l’Allemagne qui ,seule contre tous les Etats démagogues européens nous ayant amené à la situation catastrophique actuelle , a entièrement raison ! Avoir recours immédiatement à la BCE amènerait une inflation substantielle et aurait pour effet de diminuer la pression pour les réformes structurelles indispensables à effectuer en Grèce, en Italie, en Espagne et en France ! L’Allemagne a heureusement été vaccinée contre l’hyper-inflation en 1924 !

Or que se passerait il si l’on écoutait le Président Nicolas Sarkozy , toujours à la recherche de la facilité avec des propos lénifiants pour satisfaire sa seule ambition de se faire réélire : recourir à la planche à billets de la BCE ! Et pourtant quel serait aujourd’hui le réel , urgent intérêt de la France ? Que les réformes structurelles soient mises en place immédiatement pour rassurer les marchés, à savoir lutte effective dès maintenant contre les dépenses : fin des 35h, retraite à 65 ans, diminution des prestations sociales, arrêt de l’immigration dont le coût est de 70 milliards par an, s’attaquer aux dépenses publiques et au surnombre des 2 millions de fonctionnaires français (90 fonctionnaires pour 1000 habitants en France contre 50 seulement pour l’Allemagne, soit un surcoût par rapport à L’Allemagne de 120 milliards d’euros par an !) Si notre Président avait la carrure et la grandeur d’un Charles de Gaulle en pensant au seul intérêt de la France, il prendrait au mot les socialistes et mettrait en place pour le budget 2012 la fameuse règle d’or, ce qu’il se garde bien de faire ! Si les vannes de la BCE devaient s’ouvrir dès maintenant, les réformes structurelles en Italie, en Espagne, en Grèce et à venir en France après l’élection présidentielle n’auraient aucune chance de se réaliser. Etant donné l’absence totale de vertu et de sérieux des politiciens sud-européens France incluse, la zone euro et l’Allemagne se trouveraient embarquées vers l’inflation monétaire avec des dépenses publiques et sociales toujours aussi folles diminuées seulement par des effets d’annonces pour satisfaire la galerie(« lip service ») !

Il est peu probable que le mécanisme du Fond européen de stabilité financière de 1000 milliards d’euros se mette en place comme prévu car les investisseurs ,soucieux du risque qu’il représente , comme l’a montré le dernier emprunt de 3 milliards d’euros , ne sont pas enthousiastes . Quant aux pays émergents comme l’Inde, la Chine et le Brésil , ils comprennent mal à juste titre pourquoi ils devraient prêter et faire l’aumône à des pays hédonistes insouciants six fois plus riches qu’eux, mais incapables de se serrer la ceinture !

S’il est donc vrai que la BCE détient la seule solution finale à la crise, qu’elle est la seule à même de soutenir la confiance envers les banques et les investisseurs, il faut qu’elle intervienne seulement dans un deuxième temps , les réformes effectuées, afin d’apporter un règlement effectif et non inflationniste à la crise de l’euro. Si la BCE se mettait au niveau de ses homologues anglaises et américaines (quantitative easing), elle pourrait racheter selon l’économiste Laurence Boone de BofA Merrill Lynch « entre 750 et 1500 milliards d’euros d’obligations d’Etat, sans remettre en cause son mandat de stabilisation des prix » . Ces montants colossaux montrent qu’ils ne sont pas illimités et que pour se sauver, la zone euro doit commencer par se sauver elle-même avec des drastiques réformes structurelles et budgétaires. Aide toi et le Ciel t’aidera ! C’est bien comme cela que l’entendent et le comprennent à juste titre le très francophile Wolfgang Schaüble et la chancelière Merkel !

De même que l’Allemagne a su tirer très habilement son épingle du jeu après la création de l’euro en augmentant sa compétitivité grâce à son sérieux, à l’intelligence de ses syndicalistes et aux lois Hartz IV de Gerhard Schroeder, prenons l’opportunité que nous donne cette très grave crise de l’euro pour faire un bien d’un mal en rétablissant la compétitivité de la France, en lui redonnant de sa puissance économique par rapport à l’Allemagne, tout en sauvant l’euro sans inflation et en avançant dans la création d’une Europe continentale politique, économique, sociale ,fiscale et militaire sous directoire franco-allemand se rapprochant enfin officiellement de la Russie (1)! La seule alternative, c’est la fin de la monnaie unique et la dévaluation des monnaies nationales avec l’hyperinflation , le chaos économique et politique, un coup sans doute fatal porté à l’Europe Puissance. Le choix devrait être vite fait…Il n’y a pas à hésiter ! Que les pays sud-européens dont la France commencent par se réformer en arrêtant de rêver et en se regardant dans une glace! Retour aux réalités économiques et à la Real-Politik !

(1) Marc Rousset-La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou-Editions Godefroy de Bouillon-589p-2009

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